TitreAd fines Africae Romanae. Les mondes tribaux dans les provinces maurétaniennes
Auteur(s)Christine Hamdoune
Année de publication2018
CollectionScripta antiqua
Volume111
VilleBordeaux
Isbn9782356132147
Nb de pages538
Prix30 €
Poids800
DisponibilitéÀ paraître
4ème de couvertureLes Maurétanies, Tingitane et Césarienne, tardivement intégrées dans l’Empire romain, se distinguent des autres provinces africaines par l’importance de communautés rurales sédentaires (gentes) dont le type d’organisation politico-sociale, fondée sur des liens familiaux et régie par la coutume, est reconnu par Rome. Ces régions sont aussi les premières à sortir de l’Empire au moment de l’arrivée des Vandales, qui favorise la mise en place de royaumes maures au sein desquels s’observent des manifestations diverses du processus de construction d’identité ethnique, plus ou moins marquées par quatre siècles de relations complexes avec Rome. Cet ouvrage propose une analyse de ces relations en fonction du degré de marginalité des populations maures, de la périphérie des centres romanisés aux zones frontalières.
La réaffirmation des structures tribales pendant les “siècles obscurs” qui précèdent la conquête arabe découle en partie de la perte de confiance dans les institutions romaines des élites tribales romanisées et christianisées, à la suite de la guerre de Firmus, mais aussi de l’installation de populations maures venues du sud : toute une partie de l’Afrique est désormais tournée davantage vers les axes de circulation et d’échanges avec les zones présaharienne et saharienne.


The Mauretania Tingitana and Caesariana, later integrated into the Roman Empire, are different of the other african provinces because of important rural communities (gentes) with a particular organisation, regnozided by Rom, built around family ties and customaries respect. These regions are also the first to leave the Empire when the Vandal invasion of Africa speeds up maurish kingdoms formation, each characterized by ethnical identity construction, according to the intensity of the contacts with Roman civilisation during the previous four centuries. This volume includes an analysis of these contacts based on the maurish populations marginality level, from peripheral territories of the romanized cities to the frontaliar areas. The new tribal structures assertion during the centuries before the arab conquest result partly in the fact that the tribal nobles, romanized and converted to Christianity, loss trust in the Roman institutions after the Firmus’ war; another reason is the arrival of maurish populations from the south: a part of Africa turned towards main roads and exchanges with the presaharic and saharic areas.