TitreLes espaces funéraires de l’habitat groupé des Ruelles, à Serris (Seine-et-Marne) du VIIe au XIe s.
Auteur(s)Frédérique Blaizot
Année de publication2017
CollectionThanat'Os
VilleBordeaux
Isbn9782356132079
ÉditeurMSHA Ausonius Éditions
Nb de pages578
Prix50
DisponibilitéÀ paraître
4ème de couvertureLe site des Ruelles, à Serris (Seine-et-Marne), émerge dans le cadre d’une création d’habitats
au VIIe s. Il débute avec l’implantation d’une ferme domaniale et s’achève au début du XIe s.
après une résurgence du pôle de pouvoir au Xe s. L’opération archéologique menée sur 16
hectares, s’inscrit dans un terroir largement exploré par l’archéologie ; elle révèle un habitat
groupé bipolaire et un grand ensemble funéraire qui s’est développé autour de deux édifices
religieux dont l’un est abandonné à la fin du VIIIe s. Avec les petits ensembles funéraires dispersés
dans l’habitat, les Ruelles comptent un peu plus d’un millier de sépultures.
Ce travail a pour objectif de classer et d’étudier les phénomènes taphonomiques du
squelette afin d’identifier les architectures funéraires et de comprendre leur évolution (analyse
typochronologique). Concernant cet aspect, la synthèse s’accompagne du catalogue
analytique exhaustif des sépultures. Un second volet concerne l’analyse des pratiques
funéraires, de manière à mettre en évidence les formes d’organisation sociale qu’elles
transcrivent ; cette partie aborde l’analyse du recrutement (sexe et âge au décès) par phases
chronologiques, la répartition spatiale des sépultures en fonction des choix architecturaux et du
sexe et de l’âge au décès, les formes de regroupements et la gestion matérielle de l’espace,
les continuités et les discontinuités spatiales, ainsi que les rapports entretenus par les différentes
zones d’inhumation. Sont enfin discutés la genèse des pôles funéraires, les modalités de leur
développement, le rôle des deux édifices religieux, le statut des différents groupes dégagés par
l’étude des pratiques funéraires, la relation entre les lieux d’habitat et les espaces sépulcraux,
et aussi les modalités de gestion et d’organisation des morts dans ce territoire en prenant en
compte les sites fouillés aux alentours. Ces conclusions s’inscrivent dans les questionnements
relatifs à l’organisation et à l’évolution des sociétés rurales du haut Moyen Âge.